MANUEL MÉDICAL DE SÉCURITÉ EN PLONGÉE PROFESSIONNELLE

 

SCAPHANDRIERS CLASSE 2 MENTIONS A & B

Ce document est donné à titre d’information, il ne peut être intégré à un manuel d’entreprise sans l’accord écrit du centre médical subaquatique et avec l’accord du médecin du travail de l’entreprise.

 

Introduction

Ce document doit s’insérer dans le manuel de sécurité hyperbare de l’entreprise, son objectif est de lister et d’expliquer les mécanismes des accidents, il est complété par le plan particulier de sécurité et de protection de la santé concernant le personnel plongeur.

 

Chapitre 1. Lois physiques applicables dans le travail en plongée

 

1ère loi : Il existe une relation entre la pression et le volume d'un gaz, c’est la Loi de Boyle-Mariotte : Pression x Volume = Constante

Cela va poser un certain nombre de problèmes au niveau des cavités remplies d'air de l'organisme : Cavités aériennes de la tête (oreille moyenne, sinus), tube digestif, poumons. Certaines cavités s’écrasent lors de l’augmentation de la pression et reprennent leur volume initial à la remonté sauf si elles ont été remplies de gaz durant le séjour sous pression, d’autres sont rigides et nécessitent de pouvoir se remplir de gaz pendant la descente, puis de pouvoir de vider lors de la remonté.

 

2ème loi : Un gaz est soluble dans le liquide avec lequel il est en contact (Loi de Henry).

Lorsque l'on respire un gaz inerte tel que l'azote à une pression supérieure à la pression atmosphérique pendant un certain temps, ce gaz va se dissoudre dans les tissus de l'organisme, il se libérera sous forme de bulles si on remonte trop vite à la pression atmosphérique.

 

Ceci imposera de faire des paliers si on reste un certain temps à une certaine pression.

3ème loi : Un gaz est toxique selon la pression à laquelle on le respire.

Si on comprime un gaz, on augmente sa pression, et on augmente ainsi la pression partielle de tous les constituants de ce gaz, y compris les toxiques qui sont contenus dans ce gaz. (Loi de Dalton).

Il faudra donc s'assurer de la bonne qualité de l'air qui est respiré par les plongeurs

Chapitre 2. Incidents et Accidents

 

ACCIDENTS MECANIQUES, ils sont en relation avec la loi de Boyle-Mariotte, où P x V = constante.

L'appareil ORL est fréquemment touché chez les plongeurs. Il ne faut pas oublier que c'est principalement lorsque la profondeur du chantier sera la plus faible que l'absence de paliers de décompression pour sortir incitera à tord à faire des aller-retour fréquents surface fond.

Rappel anatomique de l'oreille

L'oreille est composée d'un conduit auditif externe visible de l'extérieur, ce conduit est fermé par une membrane souple, le tympan. Derrière le tympan se trouve une autre cavité aérienne qui devra s'équilibrer avec l'extérieur appelée l'oreille moyenne. L'équilibre de la pression de cette cavité se fait par la trompe d'Eustache, et nécessite une MANOEUVRE ACTIVE DU PLONGEUR, cette manœuvre de compensation, NE DOIT SE FAIRE QU'A LA DESCENTE, ELLE EST PASSIVE A LA REMONTE, c'est à dire qu'à la remonté il ne faut rien faire sauf éventuellement avaler sa salive.

 

A l'intérieur de l'oreille moyenne, se trouve l'oreille interne qui est composée de tissus non compressibles donc non sensible à la pression. Elle peut être par contre lésée par l'intermédiaire de la chaîne tympano-ossiculaire qui se trouve dans l'oreille moyenne.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

1 : Conduit auditif externe

2 : Chaîne des osselets

3 : Ancrage de l’étrier sur le vestibule

4 : Organe de l’équilibre (Vestibule)

5 : Organe de l’audition

6 : Nerf auditif

7 : Trompe d’Eustache


 

Les manoeuvres de compensation des oreilles

Elle doivent s’effectuer dés le début de la mise en pression sans attendre la douleur. En cas de difficulté, il vaut mieux remonter de 1 mètre que de forcer sur l’oreille. L’inflammation qui en résulterait, rendra encore plus difficile les manœuvres d’équilibration.

La manœuvre de Valsalva, le tubiste remplit ses poumons, puis ferme sa bouche et pince son nez, et souffle progressivement comme pour se moucher sans laisser sortir de l'air, il doit ressentir un petit déclic dans chacune des oreilles montrant que la trompe s'est ouverte et que de l'air a pénétré dans l'oreille moyenne pour permettre l'équilibre des pressions. Cette manœuvre doit être faite progressivement et sans forcer, et SURTOUT PAS A LA REMONTE NI VIOLEMMENT. Dans ce cas, elle favorise un vrai coup de piston au niveau de l’oreille, générateur de barotraumatisme au niveau de l’oreille moyenne. Ce barotraumatisme se produite de dedans en dehors, ce qui est d’autant plus dangereux que la chaîne ossiculaire manque de souplesse dans ce sens. Il y a risque alors d’entraîner un barotraumatisme de l’oreille interne, voire un arrachement de la platine de l’étrier de sa zone de fixation sur l’oreille interne.

 

La manœuvre de Frenzel, utilisée par les pilotes d’avion de chasse, elle est basée sur la contraction des muscles de l'arrière de la langue qui est refoulée en haut et en arrière du palais, faisant passer l’air du pharynx vers la trompe d’Eustache, le nez étant pincé.

 

 

Les méthodes passives d’équilibration sont idéales car non traumatisantes. Elles maintiennent la trompe ouverte sans hyperpression.

La béance tubaire volontaire, elle nécessite une contraction volontaire des muscles du voile du palais, ce qui nécessite un apprentissage délicat. On peut s'y entraîner en reproduisant au niveau du palais bouche fermée, les mouvements effectués par le voile du palais lors du bâillement bouche ouverte. En air comprimé, il est facile d'ouvrir la bouche sans se noyer comme en plongée, et un bâillement bouche ouverte peut permettre également d'ouvrir la trompe d'Eustache.

Certaines méthodes facilitent l’équilibre dans le sens oreille Ô nez :

La manœuvre de Toynbee, la bouche étant fermée et le nez pincé, on avale sa salive et on inspire par le nez. Cette manœuvre crée une dépression au niveau de l’arrière nez qui favorise l’aspiration de l’air en excès de l’oreille.

Gymnastique tubaire

Il est possible de s’entraîner à ouvrir sa trompe d’Eustache. Ces exercices se font devant un miroir au début, tête un peu relevée, les doigts placés sur la gorge au-dessus de la pomme d’Adam peuvent contrôler les mouvements de celui-ci car ces exercices mobilisent la musculature du voile du palais et du pharynx.

1°) La langue

Il s’agit de mobiliser la base de la langue. Les exercices se font bouche ouverte, puis fermée.

Alternativement tirer la langue le plus en avant possible comme pour toucher le menton, puis la rentrer et la pousser le plus possible en arrière et en bas, en laissant la pointe de la langue sur le plancher (en bas) de la bouche. Contrôler l’abaissement de l’os hyoïde et de la pomme d’Adam.

Balayer le palais et le voile du palais. Pour cela, placer la pointe de la langue derrière les incisives supérieures et racler d’avant en arrière le palais comme pour l’essuyer, en essayant de toucher la luette.

2°) Le voile du palais

Il s’agit de relever la luette. C’est le plus important des exercices. On a recours à un mouvement de déglutition incomplet s’arrêtant au stade de contraction du voile du palais, sans déglutition de la salive. Commencer par des exercices exagérément lents pour bien éprouver les sensations avant de réaliser des contractions du voile rapides et successives qui sont les plus efficaces pour ouvrir la trompe d’Eustache.

D’abord bouche ouverte, langue au repos, ébaucher un mouvement de déglutition sans avaler en essayant de creuser le voile et de relever la luette. A la limite on a une sensation de nausée quant le mouvement est poussé au maximum. Le contrôle de l’efficacité se fait en vérifiant le déplacement de l’os Hyoïde. Faire ensuite l’exercice bouche fermée.

3°) La mâchoire inférieure

Avancer et reculer le plus possible la mâchoire inférieure. Mettre celle-ci alternativement à droite et à gauche.

4°) La langue et le voile du palais

D’abord bouche ouverte, la pointe de la langue appliquée contre les incisives inférieures, l’arrière de la langue est poussée en bas et en arrière. Puis pratiquer un mouvement de déglutition incomplet s’arrêtant au stade de contraction du voile.

Pour le contrôle de l’exercice, on vérifie que l’os hyoïde, abaissé par la poussée de la base de la langue, est encore plus abaissé par le mouvement de déglutition incomplet. Faire ensuite l’exercice bouche fermée.

5°) La mâchoire, la langue, le voile

La pointe de la langue prend appui contre les incisives inférieures, la mâchoire inférieure est projetée en avant, la langue est sortie au maximum hors de la bouche, la pointe toujours appliquée contre les dents. Contracter alors le voile du palais en faisant un mouvement de déglutition incomplet.

Rappel anatomique des sinus

Les sinus sont des cavités aériennes qui se trouve au niveau de la face et communiquent avec l'extérieur par des ouvertures qui s'ouvre dans les fosses nasales. Ainsi en cas de rhume ces ouvertures peuvent se boucher et provoquer des barotraumatismes sinusiens.

1. Barotraumatisme de l'oreille moyenne qui peut entraîner :

Une simple congestion tympanique

Une perforation tympanique punctiforme

Une déchirure tympanique

Le symptôme ressenti est avant tout une douleur de l'oreille soit dès le début de l’immersion, nécessitant l'arrêt, soit lors de l'arrivée au fond. Si la douleur ne cède pas quelques minutes après la mise en pression, ou si elle est associée à un écoulement sanglant de l'oreille, il est impératif de consulter rapidement un médecin ORL.

Le risque de barotraumatisme existe dés 3 mètres d’eau. Dans certains chantiers, lorsque la profondeur est peu élevée, la tentation est grande de faire fréquemment des aller-retour surface-fond. Dans ce cas une mauvaise adaptation de l'oreille moyenne peut occasionner des barotraumatismes. En effet, le tympan se déforme sans équilibre dans la caisse du tympan, créant ainsi une dépression qui favorisera l'apparition d'un liquide dans l'oreille moyenne. Cette sérosité sera source de surinfections ou de mauvaises adaptations à une nouvelle exposition à la pression dans les jours suivants. Il ne faut donc pas négliger les expositions à de petites profondeurs.

2. Barotraumatisme de l'oreille interne, elle peut toucher soit l’organe de l’audition, soit l’organe de l’équilibre et peut avoir pour conséquence une surdité, des vertiges et/ou des bourdonnements ou des sifflements d'oreille.

3. Barotraumatisme du conduit auditif externe dû à bouchon de cérumen obstruant le conduit, d'où la nécessité d'avoir les oreilles propres.

4. Barotraumatisme des sinus, qui provoquent des douleurs les plus souvent au-dessus des yeux soit dès le début de l’immersion, soit à la décompression. Il est nécessaire de le signaler de consulter un médecin dés que possible.

5. Barotraumatisme des dents qui peut provoquer : Une douleur isolée, un arrachement de plombages, une fracture dentaire. Un bon état dentaire est nécessaire.

6. La surpression pulmonaire, est un risque exceptionnel chez les plongeurs professionnels. Elle entraîne soit des signes thoraciques : douleur thoracique, crachats de sang, essoufflement, soit des signes neurologiques : hémiplégie, perte de la parole, et autres signes identiques à une personne âgée qui ferait une "attaque cérébrale".

7. Barotraumatisme digestif pouvant entraîner le plus souvent des coliques. Pour les éviter, il est préférable de ne pas boire de boissons gazeuses avant ou pendant le travail en plongée.

 

ACCIDENTS BIOCHIMIQUES, ils sont liés à la toxicité des gaz en relation avec leur pression partielle.

1. L'intoxication aiguë par l'oxygène. Elle peut se produire si vous utilisez l'oxygène au palier ou des mélanges suroxygénés :

 

a) Vous utilisez à tord l’oxygène au palier à une pression supérieure à celle autorisée ou avec des temps de paliers supérieurs à ceux indiqués dans la table. Il est rappelé que l'oxygène pur ne peut être utilisé au-delà de 6 mètres dans l’eau, 12 mètres en bulle.

b) Vous utilisez un mélange suroxygéné à une pression supérieure à laquelle il est préconisé. Il est rappelé que l’on ne doit pas dépasser dans le mélange respiré par le plongeur une pression partielle d’oxygène de 1,6bar. Par exemple le mélange 50/50 ne peut être utilisé au-delà de 22m.

Les symptômes présentés sont le plus souvent une accélération du rythme cardiaque, un rétrécissement du champ visuel, et parfois une perte de connaissance avec des mouvements désordonnés ressemblant à une crise d'épilepsie, d’où risque de noyade dans l’eau

2. La narcose à l'azote, elle apparaît surtout à partir de 40 mètres, et peut devenir gênante à partir de 50 mètres. Elle entraîne une euphorie et des troubles du comportement qui peuvent devenir dangereux en plongée.

3. L'hypoxie, ou manque d'oxygène est un risque exceptionnel, chez le plongeur il peut être dû à l’utilisation de mélanges synthétiques non adaptés avec la profondeur. Elle est potentiellement très dangereuse en raison de la perte de connaissance qu’elle entraîne.

4. L'intoxication au CO2. Elle se manifeste au début par des céphalées, une rougeur du visage, une respiration rapide comme un essoufflement.

5. L'intoxication au CO, du le plus souvent par une pollution du mélange respiratoire par les gaz d’échappement du compresseur. Peut conduire à des troubles de la conscience et des séquelles neurologiques graves.

ACCIDENTS DE DECOMPRESSION

Accident neurologique central entraînant paralysie et/ou fourmillements d’une partie ou de la totalité d’un hémicorps, ou des troubles de la conscience.

Cet accident est considéré comme secondaires à la circulation de bulle de gaz inerte dans la circulation artérielle qui vont migrer directement de la circulation du cœur droit vers celle du cœur gauche, puis vers la circulation cérébrale. Ils sont secondaires le plus souvent à une décompression mal effectuée, ce qui est exceptionnel en milieu professionnel.

 

Accident neurologique médullaire entraînant paralysie et/ou fourmillements des membres supérieurs et/ou inférieurs.

Classiquement les accidents médullaires étaient considérés, ainsi que les accidents cérébraux comme secondaires à la circulation de bulle de gaz inerte dans la circulation artérielle.

En fait il a été démontré par plusieurs auteurs que l’origine de l’accident est veineux, par obstruction des veines épidurales (veines situées autour de la moelle épinière) par des bulles de gaz inerte produites au cours de la décompression. Cette stase due à ces blocages va avoir pour conséquence une sursaturation de gaz inerte dans les zones en amont de ces blocages entraînant d’autres blocages vasculaires aggravant ainsi le phénomène initial. Ce blocage initial, qui peut être combattu par une recompression immédiate, va ensuite entraîner localement des hémorragies, la coagulation locale du sang et un œdème prédominant dans la substance blanche (partie périphérique de la moelle épinière correspondant à la zone de transfert de l’influx nerveux), qui va pérenniser les lésions.

L'attention doit être attirée devant une douleur au niveau de la colonne vertébrale, une impossibilité d’uriner, une sensation de picotement des membres surtout inférieurs, une sensation de ne plus sentir sa peau qui a un aspect de cuir au toucher, et surtout une diminution de la force musculaire et de ne plus pouvoir tenir sur ses jambes.

Ne pas oublier que cet accident peut prendre des formes très variées, et qu’il est indispensable de les évoquer devant le moindre des symptômes indiqués ci-dessus.

Le traitement consiste à faire disparaître les bulles le plus rapidement possible par une recompression aussi rapide que possible, donner de l’oxygène à la plus forte pression possible (2,8 bars), ce qui permet :

D’éliminer le gaz inerte plus rapidement

De réoxygéner les tissus mal vascularisés en aval de la bulle

D’améliorer la microcirculation

Des traitements médicaux sont préconisés, sans avis médical, l’aspirine (sauf allergie) est le plus souvent utilisé pour son action sur la micro circulation et sur les réactions entre la bulle et le plasma.

3. Bend, c'est le plus fréquent des accidents de décompression en plongée. C'est une douleur autour ou dans une articulation, qui peut être dû à la formation de bulles au niveau des tendons, des muscles, de la synoviale, et de l'os. C'est dans ce dernier cas que l'évolution vers l'ostéonécrose dysbarique est à redouter. La localisation est très diverse :

Epaules
Coudes
Poignets
Hanches
Genoux
Chevilles
Et toute autre localisation

Les articulations qui ont travaillées en plongée sont le plus souvent celles qui sont atteintes.

4. Accident cochléo-vestibulaire de décompression, à redouter en cas de vertige, de sifflements ou de bourdonnements d'oreille, ou de sensation de ne plus entendre d'une oreille, et apparaissant après la décompression. Ils sont dus à la présence de gaz inerte dans les liquides de l’appareil de l’équilibre ou de l’audition.

5. Accidents cutanés, bénins sont particulièrement fréquents lors d'une décompression à sec. Ils entraînent soit des démangeaisons et parfois des plaques rouges. Ils sont bénins, mais nécessitent d'être signalées au chef d'opération hyperbare.

ACCIDENTS DIVERS

1. Blessure. Sont comme dans toute activité des travaux publics ou de génie civil trop fréquentes. Les mains sont très souvent touchées

2. Otite externe, à différencier de l'otite barotraumatique, c'est une douleur qui n'est pas directement liée à une mise en pression et qui augmente régulièrement

3. Risque infectieux. Risque majoré en raison des conditions sanitaire ambiantes, les risques principaux sont les hépatites A et B, le tétanos, la poliomyélite, le paludisme.

4. Risques lié à la faune, certains poissons peuvent entraîner des réactions importantes tels que les poissons pierres, les poissons lions, les vives, etc. , d’autres des morsures pouvant se surinfecter : Murènes, etc.… Certains coquillages peuvent être également dangereux : cônes, etc.

 

PATHOLOGIE CHRONIQUE

 

1. Ostéonécrose dysbarique, fréquente autrefois chez les plongeurs, ce risque est en forte diminution depuis adoption de tables de décompression de 1974 plus physiologiques.

On la dépiste par les radios systématiques qui sont faites lors de la visite médicale. Eventuellement c'est une douleur d'une articulation qui apparaît plusieurs années après l'arrêt de la plongée. Il est dans ce cas indispensable que vous signaliez au médecin que vous avez travaillé en plongée, car si cette lésion est confirmée, elle est prise en charge comme maladie professionnelle. (Protection identique aux accidents de travail).

2. Pathologie chronique de l'oreille, lié aux séquelles de barotraumatisme ou d'accident de décompression de l'oreille, mais surtout aux bruits. Elle est également prise en charge comme maladie professionnelle. (Protection identique aux accidents de travail)