Mise en garde

Dans le cadre de l'exposition des travailleurs de la classe 2 mention A et B, ce document précise l'organisation des secours sur les chantiers de plongée. Pour plus de détails en particulier sur le descriptif des accidents, il faut se référer à la partie médicale du manuel des procédures de sécurité en milieu hyperbare.

Ce document est donné à titre d’information, il ne peut être intégré à un manuel d’entreprise sans l’accord écrit du centre médical subaquatique et avec l’accord du médecin du travail de l’entreprise.

PREMIÈRE PARTIE : LES ACCIDENTS ET INCIDENTS LIES AU RISQUE PLONGÉE QUI PEUVENT AVOIR LIEU SUR LES CHANTIERS

 

Chapitre 1. Accidents mécaniques, ou barotraumatiques.

 

1. Inventaire des accidents barotraumatiques

1.1. Barotraumatismes de l'appareil O.R.L.

1. Barotraumatisme de l'oreille moyenne

2. Barotraumatisme de l'oreille interne,

3. Barotraumatisme du conduit auditif externe

4. Barotraumatisme des sinus,

1.2. Barotraumatismes dentaires

1.3. Surpression pulmonaire.

1.4. Barotraumatismes digestifs.

2. Conduite à tenir en cas d'accident

2.1. Barotraumatismes O.R.L.

Devant une douleur sinusienne ou de l'oreille, une consultation O.R.L. s'impose. L'examen par un médecin du tympan et/ou de l'ouverture du sinus dans les fosses nasales est indispensable. Ce médecin doit être informé par le patient lors de la consultation de l'exposition au risque hyperbare du sujet, sans cette information, le médecin pourrait envisager une autre origine à certains symptômes présentés, et proposer un traitement mal adapté. Il est important de ne pas passer à côté d'un barotraumatisme de l'oreille interne en demandant systématiquement à l'accidenté s'il se plaint de vertige, de sifflements ou de bourdonnements d'oreille, de sensation d'oreille pleine ou de ne plus entendre.

L'avis du spécialiste ORL doit être demandé :

è  Dans la journée pour une douleur sinusienne,

è  Dans la demi-journée pour une douleur de l'oreille,

è  En urgence quelle que soit l'heure de la journée si on suspecte une lésion associée de l'oreille interne : si l'accidenté se plaint en plus de sa douleur de vertige, de sifflements ou de bourdonnements d'oreille, de sensation d'oreille pleine ou de ne plus entendre. Dans ce cas la procédure d'alerte et de secours est précisée dans le chapitre suivant.

Il sera nécessaire ultérieurement de contacter le médecin spécialiste en hyperbarie et le médecin du travail pour ré envisager l'aptitude après l'accident.

2.2. Barotraumatisme de l'oreille interne

Une consultation O.R.L. s'impose également mais par un médecin également hyperbariste. Certaines lésions peuvent nécessiter un traitement chirurgical, d'autres un traitement en caisson hospitalier.

Si l'accidenté se plaint de vertige, de sifflements ou de bourdonnements d'oreille, de sensation d'oreille pleine ou de ne plus entendre, il est important d'agir de la manière suivante :

·  Mettre le sujet sous oxygène pur au masque. Pour cela, il suffit d'ouvrir la bouteille d'oxygène à fond, moins 1/4 de tour, bien coller le masque sur le visage, la partie étroite du masque sur le nez et respirer calmement. L'oxygène vient à la demande,

·  Le faire boire s'il a soif

·  S'il n'est pas allergique à l'aspirine, lui donner 5OOmg d'aspirine (2 sachets de d'aspegic â 250).

PUIS

·  Recomprimer à l’aide de la table de recompression d'urgence à 3 bars.

·  Si l’accidenté se plaint de difficulté à équilibrer ses oreilles lors de la compression, recomprimer très lentement, et lui donner Déturgilone en gouttes nasales.

·  Informer le médecin correspondant de l’entreprise de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. Il est possible de maintenir le palier de 3 bars pendant 3 heures en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air. Ce palier devra être maintenu impérativement jusqu’à un avis médical si les symptômes présentés ne disparaissent pas.

·  Au cours de la décompression selon la procédure de la table de recompression d’urgence, stopper immédiatement la décompression si ont observe une aggravation de l'état de l'accidenté. Maintenir la pression constante en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air, et demander avis au le médecin correspondant de l’entreprise, avant de poursuivre.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

·  Il sera nécessaire ultérieurement de contacter le médecin du travail pour réenvisager l'aptitude après l'accident.

 

2.3. Barotraumatismes dentaires

S'ils sont répétés ou ayant entraîné des fractures dentaires ou des arrachements de plombages, une réfection dentaire s'impose.

Il sera nécessaire ultérieurement de contacter le médecin spécialiste en hyperbarie et le médecin du travail pour l’informer de l’incident.

2.4. Coliques fréquentes

Ils imposent la suppression des boissons gazeuses et la limitation des aliments fermentant : féculents, pain frais, choucroute, etc.

Il sera nécessaire de contacter le médecin spécialiste en hyperbarie et le médecin du travail pour lui signaler l'incident.

2.5. Surpression pulmonaire

Cet accident ne se produit le plus souvent qu’à la suite d’une situation qui impose au plongeur une remonté rapide le plus souvent en panique à la suite d’un incident mécanique, d’une panne d’air, etc...

Les symptômes présentés sont le plus souvent des troubles de la conscience, des signes neurologiques de type hémiplégie, trouble de la parole, trouble de la vue, de l’audition, etc ...

Elle peut être associée à un pneumothorax ou à une noyade, dans ce cas la réanimation à mettre en œuvre immédiatement peut nécessiter l’intervention d’un médecin. La recompression dans le caisson de chantier ne se fera qu’en l’absence de :

Arrêt cardio circulatoire

Difficulté respiratoire ou douleur lors des mouvements respiratoires.

Ces situations imposent une prise en charge la plus rapide possible vers un caisson hospitalier et une évacuation par un moyen aéroporté.

Si un plongeur est récupéré inconscient en surface, on doit penser sous réserve du contraire qu’il s’agit d’un trouble de la conscience en rapport avec une surpression pulmonaire ou un accident de décompression, sous réserve qu’il ne soit pas en arrêt cardio-circulatoire il est nécessaire en attendant l’arrivée d’un médecin sur place de placer ce patient en oxygénothérapie hyperbare, en procédant de la manière précisée ci-dessous :

1°) Dans cette situation de surpression pulmonaire associée à détresse respiratoire ou cardio-circulatoire, il faut agir le plus rapidement possible :

·  Assurer selon les principes du secourisme le dégagement des voies respiratoires : cou en hyperextension, position latérale de sécurité et aspiration des mucosités dans la bouche.

·  Pratiquer le massage cardiaque externe et le bouche à bouche en cas d’arrêt cardio circulatoire

·  Ventiler le sujet à l’oxygène pur,

·  L’accident ayant lieu en mer, lancer un « MAYDAY », décrire les symptômes présentés en insistant sur l’urgence immédiate et la nécessité de prévoir une évacuation vers un caisson hospitalier

PUIS

·  Recomprimer dés que possible en utilisant la table de recompression d'urgence à 1,2 bars.

·  Devant l’urgence de la situation, le problème d’équilibration de l’oreille moyenne est secondaire, l’otite barotraumatique voire la rupture tympanique sera dans ce cas secondaire par rapport au bénéfice d’une recompression.

·  Informer le médecin correspondant de l’entreprise de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. Il est possible de maintenir le palier de 1,2 bars pendant 3 heures en faisant respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air. Ce palier devra être maintenu impérativement jusqu’à un avis médical si les symptômes présentés ne disparaissent pas. Le patient sera OBLIGATOIREMENT ACCOMPAGNE ET EN POSITION LATERALE DE SECURITE dans le caisson. La surveillance de l’état circulatoire sera permanente, en cas d’arrêt cardio circulatoire de préférence la réanimation sera maintenue dans le caisson. A l’arrivée du médecin AUCUNE TENTATIVE DE DEFIBRILATION NE SERA ENTREPRISE DANS LE CAISSON. Le médecin à son arrivée jugera de la nécessité de décomprimer le patient.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

A l’arrivée du médecin, de préférence le médecin ira examiner ce patient dans le caisson, si cela lui est impossible, il est alors possible de décomprimer le patient en maintenant en permanence l’oxygénothérapie.

2°) Dans la situation de surpression pulmonaire isolée, il sera préférable d’utiliser le caisson de recompression d’urgence du chantier :

·  Mettre le sujet sous oxygène pur au masque. Pour cela, il suffit d'ouvrir la bouteille d'oxygène à fond, moins 1/4 de tour, bien coller le masque sur le visage, la partie étroite du masque sur le nez et respirer calmement. L'oxygène vient à la demande,

·  Le faire boire s'il a soif

·  S'il n'est pas allergique à l'aspirine, lui donner 5OOmg d'aspirine (2 sachets de d'aspegic â 250).

PUIS

·  Recomprimer dés que possible en utilisant la table de recompression d'urgence à 3 bars.

·  Si l’accidenté se plaint de difficulté à équilibrer ses oreilles lors de la compression, recomprimer très lentement, et lui donner Déturgilone en gouttes nasales.

·  Informer le médecin correspondant de l’entreprise de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. Il est possible de maintenir le palier de 3 bars pendant 3 heures en faisant respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air. Ce palier devra être maintenu impérativement jusqu’à un avis médical si les symptômes présentés ne disparaissent pas.

·  Stopper immédiatement la décompression si on observe une aggravation de l'état de l'accidenté. Maintenir la pression constante en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air, et demander avis au médecin correspondant de l’entreprise avant de poursuivre.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

 

3. Mesures préventives

Elles se limitent pour les barotraumatismes O.R.L. à une descente adaptée aux possibilités du plongeur en sachant que certains jours il pourra être nécessaire de descendre plus lentement que d’habitude. Il faut également limiter, surtout lorsque la tentation est forte lorsque la profondeur d'exposition est faible, le nombre d’aller retour surface fond par poste de travail.

A la décompression, il est indispensable de respecter la vitesse de décompression prévue par les tables, même s'il n'y a pas de palier de prévu.

La prévention de la surpression pulmonaire vient d’une forme formation et de la vérification du matériel et des gaz utilisés avant une plongée.

Chapitre 2. Accidents biochimiques.

1. Inventaire

1.1. Intoxication à l'oxygène, ou crise hyperoxyque,

1.2. L'intoxication au CO2,

1.3. L'intoxication au CO,

1.4. L'intoxication par divers toxiques,

ð  Aérosol d'huile.

ð  Acroleines

2. Conduite à tenir en cas d'accident

Devant une crise hyperoxyque d'un plongeur lors d’une plongée, il est nécessaire d'interrompre immédiatement la respiration d'oxygène au masque et de maintenir le plongeur en palier à l’air. Si la crise d'agitation ne cède pas rapidement en arrêtant la respiration d'oxygène, compte tenu du risque de noyade, il faut interrompre les paliers, mais dés que le plongeur est déséquipé succinctement, il faut le placer dans le caisson de recompression d’urgence en le recomprimant à 12 mètres à l’oxygène pur sauf si la crise persiste. IL EST ALORS PROSCRIT DE SORTIR L’ACCIDENTE DU CAISSON car on pourrait risquer un accident grave de décompression. Si les secours tardent, et si le patient reste très agité, il est possible d'introduire en intrarectal à l'aide d'une seringue montée avec une canule intrarectale, 2 ampoules de 10mg de valiumâ . Le matériel nécessaire se trouve à proximité du sas dans le kit médical de décompression.

Devant une crise hyperoxyque d'un plongeur lors d’une séance de recompression d’urgence à l'oxygène pur, il est nécessaire d'interrompre immédiatement la respiration d'oxygène au masque et de mettre le plongeur en palier à l’air. Si la crise d'agitation ne cède pas rapidement en arrêtant la respiration d'oxygène, il faut faire prévenir les secours et tenter en attendant que le patient se fasse pas mal sur les parois. IL EST PROSCRIT DE SORTIR L’ACCIDENTE DU CAISSON car on pourrait risquer un accident grave de décompression. Si les secours tardent, et si le patient reste très agité, il est possible d'introduire en intrarectal à l'aide d'une seringue montée avec une canule, 2 ampoules de 10mg de valiumâ . Le matériel nécessaire se trouve à proximité du sas dans le kit médical de décompression.

Devant une intoxication au CO2 ou au CO, il est difficile de faire le diagnostic si on ne dispose pas d’une analyse de gaz, en cas de trouble de la conscience, traiter comme un accident neurologique de décompression :

·  Mettre le sujet sous oxygène pur au masque. Pour cela, il suffit d'ouvrir la bouteille d'oxygène à fond, moins 1/4 de tour, bien coller le masque sur le visage, la partie étroite du masque sur le nez et respirer calmement. L'oxygène viens à la demande,

PUIS

· Placer dés que possible l’accidenté dans le caisson de recompression d’urgence et mettre en application la table de recompression d'urgence à 3 bars.

·  Si l’accidenté se plaint de difficulté à équilibrer ses oreilles lors de la compression, recomprimer très lentement, et lui donner Déturgilone en gouttes nasales.

·  A l’arrivée au palier de 3 bars, informer le médecin correspondant de l’entreprise de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. En cas de difficulté de liaison, et si l’ensemble des signes cliniques n’ont pas disparus, il est possible de maintenir pendant 3 heures ce palier à 3 bars en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air

·  Stopper immédiatement la décompression si on observe une aggravation de l'état de l'accidenté. Maintenir la pression constante en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air, et demander avis au médecin correspondant de l’entreprise avant de poursuivre.

·  Prévenir les POMPIERS (composer le 18) qu'un accident lié à l'hyperbarie a eu lieu et qu'un transfert vers un caisson sera à envisager vers l'hôpital où sera transféré l'accidenté.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

·  Il sera nécessaire ultérieurement de contacter le médecin du travail pour réenvisager l'aptitude après l'accident.

3. Mesures préventives

3.1. Prévention technique collective

Ne pas oublier que les mesures de gaz se font en concentration, et qu’il faudra calculer la pression partielle du gaz à sa pression d’utilisation pour apprécier sa réelle toxicité.

 
 

VLE en hyperbarie

VLE en normobarie

VME en normobarie

O2

0.16bar> >1.6bar

   

CO2

10 mbar

20 mbar

 

CO

0,05 mbar

0,4 mbar

0,05 mbar

Aérosol d'huile

10 mg/m3

   

A) O2

q  Dans l’eau la pression partielle d’oxygène ne doit pas dépasser 1,6bar.

Cela impose de ne pas dépasser 6 mètres lors des paliers à l’oxygène pur et impose une limite de profondeur lors des plongées au mélange suroxygéné :

22 mètres au 50% d’O2 / 50% de N2

16 mètres au 60% d’O2 / 40% de N2

30 mètres au 40% d’O2 / 60% de N2

B) CO2

q  Dans le caisson de recompression d’urgence la mesure permanente de la PCO2 est obligatoire et la ventilation dans le caisson doit pouvoir être au minimum de 50l/mn/personne/bar.

C) CO

q  L'augmentation de la PCO est due à une mauvaise prise d'air des compresseurs, un mauvais entretien du compresseur, ou une contamination des bouteilles.

D) Aérosol d’huile et acroleines

q  La présence d’aérosol d’huile est du à un mauvais filtrage des gaz à la sortie des compresseurs.

q  La présence d’acroleines est du à l’utilisation d’huiles dans le circuit de compression non adaptées à l’usage et qui se dégradent par l’élévation de la température dans les cylindres.

Chapitre 3. Accidents de décompression

1. Inventaire

1.1. Accident neurologique médullaire

1.2. Bends, ou accident ostéoarticulaire de décompression

1.3. Accident cochléo-vestibulaire de décompression,

1.4. Accidents cutanés

2. Conduite à tenir en cas d'accident

2.1 Accidents de type II ou neurologiques et accident cocléo-vestibulaire de décompression

En cas de doute sur l'apparition d'un accident de décompression médullaire ou de l'oreille interne, il faut agir le plus rapidement possible :

·  Mettre le sujet sous oxygène pur au masque. Pour cela, il suffit d'ouvrir la bouteille d'oxygène à fond, moins 1/4 de tour, bien coller le masque sur le visage, la partie étroite du masque sur le nez et respirer calmement. L'oxygène vient à la demande,

·  Le faire boire s'il a soif

·  S'il n'est pas allergique à l'aspirine, lui donner 5OOmg d'aspirine (2 sachets de d'aspegic â 250).

PUIS

· Placer dés que possible l’accidenté dans le caisson de recompression d’urgence et mettre en application la table de recompression d'urgence à 3 bars.

·  Si l’accidenté se plaint de difficulté à équilibrer ses oreilles lors de la compression, recomprimer trés lentement, et lui donner Déturgilone en gouttes nasales.

·  A l’arrivée au palier de 3 bars, informer le médecin correspondant de l’entreprise) de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. En cas de difficulté de liaison, et si l’ensemble des signes cliniques n’ont pas disparus, il est possible de maintenir pendant 3 heures ce palier à 3 bars en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air

·  Stopper immédiatement la décompression si on observe une aggravation de l'état de l'accidenté. Maintenir la pression constante en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air, et demander avis au médecin correspondant de l’entreprise avant de poursuivre.

·  Prévenir les POMPIERS (composer le 18) qu'un accident lié à l'hyperbarie a eu lieu et qu'un transfert vers un caisson hospitalier sera à envisager après la séance de chantier.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

·  Il sera nécessaire ultérieurement de contacter le médecin du travail pour réenvisager l'aptitude après l'accident.

2.2. Accidents de type I ou ostéo-articulaires

En cas de doute sur l'apparition d'un accident ostéoarticulaire de décompression, il faut agir le plus rapidement possible :

·  Mettre le sujet sous oxygène pur au masque. Pour cela, il suffit d'ouvrir la bouteille d'oxygène à fond, moins 1/4 de tour, bien coller le masque sur le visage, la partie étroite du masque sur le nez et respirer calmement. L'oxygène vient à la demande,

·  Le faire boire s'il a soif

·  S'il n'est pas allergique à l'aspirine, lui donner 5OOmg d'aspirine (2 sachets de d'aspegic â 250).

PUIS

·  Recomprimer en utilisant la table de recompression d'urgence à 1,2 bar.

·  Si l’accidenté se plaint de difficulté à équilibrer ses oreilles lors de la compression, recomprimer très lentement, et lui donner Déturgilone en gouttes nasales.

·  Informer le médecin correspondant de l’entreprise de l'état de l'accidenté avant de commencer la décompression prévue dans la table de recompression d'urgence. Dans ce cas faire toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air.

·  Stopper immédiatement la décompression si on observe une aggravation de l'état de l'accidenté. Maintenir la pression constante en faisant toujours respirer en alternance 25mn d'oxygène, 5mn d'air, et demander avis au Centre médical subaquatique avant de poursuivre.

·  Il sera nécessaire d’établir une fiche d’évacuation sur le modèle précisé en annexe.

 

 

2.3. Accidents cutanés

 

En cas d'accident de type cutané, il suffit de réchauffer le sujet avec une couverture ou de lui donner une douche chaude.

 

3. Mesures préventives

3.2. Prévention technique collective et individuelle

3.2.1. Règles à respecter dans les procédures de décompression

Le respect des procédures de décompression et en particulier le respect des temps de paliers est le seul moyen pour réduire le risque d’accident de décompression.

3.2.2. Caisson

Ventilation et analyse de la PCO2 inférieure à 10 mb. Nécessité d'un chef d’opération hyperbare responsable des opérations de compression et de décompression.

3.2.3. Règles à respecter à la sortie de la plongée

Ne pas s'éloigner d'un caisson de recompression d'urgence accessible en moins de 2 heures si le couple profondeur/temps de travail nécessite des paliers inférieurs à 15mn, et 1 heure si les paliers dépassent 15mn. Ce caisson doit être biplace à sas. Pas de vol en avion, montagne dans les 12 heures qui suivent la sortie.

Chapitre 4. Conduite à tenir en cas de mauvaise procédure de décompression

Cette conduite à tenir n'est utilisable qu'à la condition expresse qu'aucun symptôme ne soit apparu après la mauvaise procédure. Dans ce cas, il faut appliquer les consignes à suivre en cas de symptômes sauf pour les incidents cutanés où cette procédure est applicable.

1°) Lors d'une décompression rapide du sas sans avoir effectué les paliers prévus dans la table de décompression compte tenu de la pression et du temps de séjour, il faudra :

S'assurer de l'absence de douleur articulaire, de fourmillement ou faiblesse des membres, de vertiges ou d'acouphènes, si oui, Þ renvoi au chapitre ci-dessus.

S'assurer de l'absence de toux, douleur thoracique, de crachats sanglants, si oui Þ renvoi à la conduite à tenir lors de la surpression pulmonaire

Dans cette mauvaise procédure de décompression la conduite à tenir est la suivante :

Recomprimer dans le caisson de recompression d'urgence à l,2bar et appeler le le médecin correspondant de l’entreprise avant de décomprimer.

 

b) Si l'intervalle libre après la sortie est supérieur à 30 minutes, en l'absence de symptômes, la procédure est la même que ci-dessus.

 

Il faut agir LE PLUS TOT POSSIBLE

NE PAS RETRAVAILLER en plongée avant 24 heures,

IL SERA NECESSAIRE DE RESOUDRE le(s) problème(s) technique(s) et/ou humain(s) à l'origine de la décompression trop rapide et INFORMER le médecin.

Chapitre 6. Accidents divers

 

1. Inventaire

1.1. Blessure.

1.2. Otite externe,

1.3. Noyade

1.4. Blessure par animaux

 

2. Conduite à tenir en cas d'accident

2.1. Blessure.

Certains gestes médicaux ou de secourisme doivent être adaptés en hyperbarie, en particulier :

·  Mise en place d'une aiguille d'altitude dans les flacons de perfusion rigides.

·  Ne pas gonfler le ballon de la sonde d'intubation avec de l'air.

·  Ne pas utiliser de pansements gras à proximité d'une source d'oxygène.

·  Une blessure par jetting doit être systématiquement explorée chirurgicalement (Risque de décollement de la peau étendu à distance du point d’entrée)

 

2.2. Otite externe,

Une consultation auprès de l’ORL local sera suffisante dans la journée

2.3. Noyade

METTRE EN OEUVRE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE LES CONSIGNES SUIVANTES :

·  Assurer selon les principes du secourisme le dégagement des voies respiratoires : cou en hyperextension, position latérale de sécurité et aspiration des mucosités

·  Vérifier la ventilation et la présence de pulsations cardiaques, en l’absence de la seule ventilation ne pratiquer que la ventilation (c’est assez rare), en absence de pulsations cardiaques pratiquer le massage cardiaque externe

·  Le massage cardiaque externe nécessite 15 massages cardiaques en 10 secondes, il est suivi ensuite de 2 insufflations en 3 secondes, si on est deux sauveteurs on fait une insufflation puis 5 massages cardiaques toutes les 5 secondes.

·  La ventilation du sujet se fait de préférence au masque à l’oxygène pur,

·  On est efficace si la poitrine se soulève lorsque l’on insuffle de l’air, la poitrine s’abaisse et l’air s’échappe lorsque l’on décolle les lèvres ou l’on enlève le masque. Le massage cardiaque est efficace si la peau redevient rosée, on sent à chaque massage une pulsation de l’artère à la base du cou.

·  NE PAS INTERROMPRE LA REANIMATION SANS UN AVIS MEDICAL MÊME SI LES CHANCES PARAISSENT MINCES, NE JAMAIS ABANDONNER UN SUJET QUI A REPRIS CONAISSANCE OU DONT LE CŒUR OU LA VENTILATION EST REPARTIE, IL Y A TOUJOURS UN RISQUE DE REAGGRAVATION.

·  Si l’accident à lieu en mer, lancer un « MAYDAY », décrire les symptômes présentés en insistant sur l’urgence immédiate et la nécessité de prévoir une évacuation vers un caisson hospitalier.

 

Considérer un patient noyé et inconscient comme étant victime d’une surpression pulmonaire et/ou d’un accident de décompression

Relire les consignes précisées pages 5 & 6.

2.4. Blessures par animaux

1°) Piqûre par animaux venimeux

Les plus souvent les symptômes sont une violente douleur au point de piqûre, une peau rouge et gonflée, parfois ces symptômes locaux s’accompagnent de signes généraux : douleur irradiante dans tout le membre, maux de tête, nausées, vomissements, difficultés respiratoires, comportement anormal : excitation, somnolence.

TRAITER EN PRIORITE LE MALAISE OU L’ETAT DE CHOC :

Donner de l’eau à boire en petites quantités sauf si le blessé est inconscient, ne jamais donner d’alcool.

Si une pâleur, un pouls de plus en plus faible, une perte progressive de la conscience apparaît, joindre un médecin d’extrême urgence.

Mettre en position latérale de sécurité en cas de perte de conscience.

 

Traitement local

Appliquer un corticoide local

Après avis médical

Injecter un corticoide : Soludécadronâ ampoules injectables, en sous cutané

En cas de pâleur, suées intenses, donner de l’adrénalineâ  : ampoule de 25mg sur un morceau de sucre

Donner un antalgique puissant en cas de douleur

Donner en intrarectal une ampoule de valiumâ 10mg en cas d’agitation ou d’angoisse intense.

 

3. Mesures préventives

Porter systématiquement des gants et un vêtement de protection complet même si l’eau est chaude.

2°) Morsure par animaux

Devant une morsure de murène, poissons perroquet, etc…, voire requin :

Si la blessure saigne faire un pansement compressif

Désinfecter la blessure dès que possible, sauf si elle saigne, dans ce cas évacuer sans toucher au pansement compressif

Un exploration chirurgicale, donc une évacuation est indispensable pour s’assurer de l’absence de corps étranger, pour éliminer les tissus détruits et pour s’assurer de l’absence de lésion tendineuse et/ou nerveuse.

Chapitre 5. Pathologie chronique

 

1. Inventaire

 

1.1. Périarthrite articulaire

1.2. Ostéonécrose dysbarique

1.3. Pathologie chronique de l'oreille

1.4. Pathologie chronique diverse

 

2. Mesures préventives

2.1. Prévention technique collective

La prévention de l'ostéonécrose dysbarique et de l'ostéoartrite articulaire est faite par un respect strict des procédures de décompression, et le traitement systématique des bends par une recompression d'urgence. Un bend traité tardivement est souvent à l'origine de l'évolution vers une périarthrite provoquant douleurs chroniques et gêne à la mobilité parfois pendant plusieurs semaines après l'accident.

La prévention des barotraumatismes de l'oreille interne tient comme pour la pathologie aiguë au respect des procédures de compression et de décompression et à la limitation des bruits : limitation des sources de bruits sous-marins et en particulier utilisation des outils hydrauliques de préférence aux outils pneumatiques.

 

DEUXIEME PARTIE : Les intervenants dans la procédure de secours

 

A remplir en appliquant les procédures locales

 

 

Nom du correspondant

Téléphone

   

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

Médecins spécialisés en hyperbarie professionnelle

 

Centre médical subaquatique

Dr Philippe Barré

 

 

Numéros de

Permanence 24h/24

 

Possibilité de contrat d’astreinte à souscrire au centre médical : 04 91 40 22 73

Médecin du travail

   

 

 

3) TABLES DE RECOMPRESSION D'URGENCE

 

 

Table de recompression d'urgence 12 mètres

En cas d'accident de décompression bénin (de type I dans la littérature Anglo-saxonne), algies myo-articulaires, puces, moutons....)

Appliquer la « CHECK-LIST » du caisson avant de comprimer l’accidenté

Lors de l'utilisation de la table il est impératif de noter régulièrement l'heure de changement de chaque palier et d'inscrire les observations sur l'évolution de l'état du patient.

PRESSION
(bar relatif)

DUREE

GAZ PATIENT
(Gaz Accompagnateur)

Horaires de déroulement de la table

Etat de l'accidenté

0 à 1,2 bar

2mn

Air (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

Avis du médecin hyperbariste :

1,2 à 0 bar

30 mn

O2 (O2)

Début : h
Arrivée : h

 

Un exemplaire de cette table doit être en permanence à proximité du caisson de recompression d'urgence pour être remplie par l'opérateur de caisson au fur et à mesure du déroulement de la table.

 

Table thérapeutique 30 mètres (3 bars)

 

Lors de l'utilisation de la table il est impératif de noter régulièrement l'heure de changement de chaque palier et d'inscrire les observations sur l'évolution de l'état du patient. Un exemplaire de cette table doit être en permanence à proximité du caisson de recompression d'urgence

 

Appliquer la « CHECK-LIST » du caisson avant de comprimer l’accidenté

PRESSION
(bar relatif)

DUREE

GAZ PATIENT
(Gaz Accompagnateur)

Horaires

de déroulement de la table

Etat de l'accidenté

0 à 3 bars

3 mn

Air (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

3 bars

60 mn

Héliox 50/50 (Air)

Fin : h

Avis du médecin hyperbariste :

3 à 2,4 bars

25 mn

50/50 (Air)

Fin : h

 

3 à 2,4 bars

5 mn

50/50 (Air)

Fin : h

 

2,4 bars

25 mn

50/50 (Air)

Fin : h

 

2,4 bars

5 mn

50/50 (Air)

Fin : h

Avis du médecin hyperbariste :

 

 

Remonté de 2,4 à 1,8 bar

25 mn

50/50 (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

Remonté de 2,4 à 1,8 bar

5 mn

50/50 (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

1,8 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,8 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,8 bar

25 mn

O2 (Air)

Fin : h

 

1,8 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

Avis du médecin hyperbariste :

 

Remonté de 1,8 à 1,2 bar

25 mn

O2 (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

Remonté de 1,8 à 1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Début : h
Arrivée : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

 

1,2 bar

25 mn

O2 (O2)

Fin : h

 

1,2 bar

5 mn

Air (Air)

Fin : h

Avis du médecin hyperbariste :

 

1,2 à 0 bar

30 mn

O2 (O2)

Début : h
Arrivée : h

 

 

ANNEXE I

MATERIEL MEDICAL A STOCKER SUR LE CHANTIER, ET CONSIGNES D’UTILISATION

 

 

Cette trousse de secours doit être séparée en deux parties :

 

Matériel utilisable par un non médecin

 

Aspégic 500mg sachet

Utilisé en cas d’accident de décompression pour limier des conséquences de l’accident à la dose de 500mg/6 heures. Utilisé pour traiter la douleur à la dose de 1g 3fois/jour, sauf si allergie à l’aspirine

Doliprane 500mg cp

Utilisé pour traiter la douleur à la dose de 1g 3fois/jour, si allergie à l’aspirine

Embout de bouche à bouche

Evite de dégoût du sauveteur en cas de bouche à bouche avec vomissements, améliore l’hygiène

Dacryosérum flacon de 100ml

Sert pour laver les yeux en cas de projection occulaire

Aspirateur de mucosité

INDISPENSABLE pour aspirer les mucosités des voies aériennes supérieures en cas de noyade

Canules d'aspiration

Sont utilisées avec l’aspirateur de mucosité

Couverture de survie

Evite le refroidissement du blessé, attention au coup de chaleur en zone chaude

Coussin hémostatique d'urgence

Facilité la compression de la zone qui saigne en cas d’hémorragie, éviter de déplacer le premier coussin directement en contact avec la plaie, ajouter d’autres coussins au-dessus si la plaie saigne abondamment.

Compresses stériles 10*10 sachets unitaires

A utiliser pour faire un pansement ou nettoyer une plaie, proscrire le coton qui laisse des fils dans la plaie

Bétadine Scrub 125 ml

Sert à laver une plaie souillée

Bétadine sol dermique 125 ml

Sert à désinfecter une plaie sans piquer

Bande élastique de contention

Maintien un pansement, un coussin hémostatique d’urgence

Rouleau de micropore

Maintient un pansement

Stéristip

Sert pour maintenir en face les berges d'une petite plaie, ATTENTION une plaie touchant la main, le pied, ou entraînant un déficit sensitif ou moteur doit être explorée par un médecin 

Paire de ciseaux

Pansements stériles 6*6 cm

Pansements stériles10*8 cm

Pansements stériles 20*10 cm

Pansements à petites plaies

Type tricostéryl

Bande élastoplaste 10cm

Paire de gants non stériles

Utiles pour protéger le sauveteur

Bandes 6-10 cm

Coramine glucose comprimé

Utilisé en cas de petit malaise en sortie d’eau, souvent d’origine hypoglycémique, appeler un médecin si le malaise persiste

Coton hydrophile

Sert à désinfecter la peau indemne avant injection, NE PAS UTILISER SUR UNE PLAIE

Collier cervical

Sert à maintenir le cou d’un patient qui aurait reçu un choc cervical ou le la tête, ne pas enlever sans avis médical

Stéthoscope

Tensiomètre

Marteau réflexe

Sert pour faire les tests neurologiques en cas d'accident neurologique 

Thermomètre

Attelles membres sup et inf

Nécessaire pour immobiliser une fracture avant évacuation

Sans oublier :

Stock de gaz respirable en quantité suffisante ;

Bouteille d'oxygène avec manodétendeur et masque naso-buccal de taille adaptée aux tubistes. La capacité du stock doit être suffisante pour tenir jusqu'à l'arrivé de secours médicalisés

Réserve d'eau potable ;

 

Matériel utilisable par le médecin

Otoscope

Permet de regarder le tympan

Abaisse langue

Est utilisé par le médecin pour observer l'oro pharynx

Aiguilles d’altitude

Permet d’équilibrer la pression dans un flacon de perfusion rigide lorsqu’il est placé dans un caisson. SON ABSENCE PEUT ENTRAINER UNE EMBOLIE GAZEUZE MORTELLE A LA REMONTE

Garrot

D’usage exceptionnel pour stopper une hémorragie artérielle, utilisé pour pouvoir injecter en intra veineux

Tubulures de perfusion

Sert à relier le flacon de perfusion à l’aiguille

Seringues de 10cc

Seringues de 5cc

Embouts endo-rectals

Sert à introduire certains médicaments si on ne peut utiliser une injection, est utilisé en particulier pour le Valium. Se monte sur une seringue.

Aiguilles IM

Aiguilles IV

Aiguilles SC

Aiguilles trocart

Scalpels jetables

 

Fil pour suture avec aiguille courbe montée

Xylocaine adrénaline 2% flacon de 20ml

Utilisé par le médecin pour une anesthésie locale 

Cateter à perfusion

Sonde vésical à ballonnet

Utilisé chez un accidenté de plongée qui ne peut plus pisser pour lui permettre de vider la vessie. Son usage nécessite un avis médical qui donnera des consignes strictes d’utilisation.

Poches à recueil d’urines

Kit stérile pour drainage urinaire  transcutanée

Kit permettant de vider une vessie lors d'une rétention aigüe d'urine au décours d'un accident de décompression, s'il s'averre impossible de poser une sonde urinaire

Xylocaine urétral gel 2% stérile tube 10g

Utilisé par le médecin pour faciliter  la mise en place d'une sonde urinaire 

Compresses stériles 10*10 sachets

Kit de ponction pleurale

Utilisé chez un accidenté de plongée qui présenterait un pneumothorax, A N’UTILISER QUE SUR AVIS MEDICAL. Aiguilles à ponction pleurale avec valve anti-retour type Heimlich . Indispensable en cas de pneumothorax asphyxiant en particulier si un traitement hyperbare en caisson est prescrit, sans ce type de valve le pneumothorax va s'aggraver à la remonté. Ce matériel est en plateau stérile prêt à l'emploi.

Tanganil injectable

Utilisé pour traiter les vertiges

Ringer lactate soluté de perfusion flacon de 500cc

Soluté d remplissage en cas de :

  • Déshydratations à prédominance extracellulaire (quelle qu'en soit la cause : vomissement, diarrhée, ...).
  • Hypovolémie (quelle qu'en soit la cause : chocs hémorragiques, brûlures, pertes hydroélectrolytiques périopératoires).
  • Acidose métabolique secondaire à une noyade
Glucosé isotonique 5% flacon de 500ml
INDICATIONS sur avis médical
  • Réhydratation lorsqu'il existe une perte d'eau supérieure à la perte en chlorure de sodium et autres osmoles.
  • Prévention des déshydratations.
  • Véhicule pour apport thérapeutique en période préopératoire, peropératoire et postopératoire immédiate.
POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION 
Voie intraveineuse stricte, en perfusion.
La posologie est à adapter selon l'état clinique du malade, en fonction du poids, de l'alimentation et des thérapeutiques complémentaires éventuelles.
Le débit de perfusion ne doit pas dépasser un volume correspondant à 0,5 g de glucose par minute.

Torental injectable

Utilisé en cas d’accident de décompression

Tronothane gelée 1%

Utilisé en cas d’hémorroides , ne pas utiliser pour placer une sonde vésicale mais uniquement gel stérile

Valium injectable

Utilisé en cas de crise hyperoxyque ou en cas de grande agitation

Coalgan

Utilisé pour les saignements de nez

Adrénaline injectable

Utilisé dans les chocs allergiques sur un morceau de sucre

Atropine injectable

Utilisé SUR AVIS MEDICAL STRICT dans certains malaises

Lasilix 20 mg injectable

Utilisé en cas d’œdème pulmonaire SUR AVIS MEDICAL STRICT

Plasmion soluté de perfusion

INDICATIONS  
Traitement d'urgence des états de chocs :
  • choc hypovolémique : par hémorragie, déshydratation, fuite capillaire, brûlure ;
  • choc vasoplégique d'origine : traumatique, opératoire, septique, toxique.
Posologie :
La posologie est déterminée en fonction de l'état clinique, de l'âge, du poids du malade et en fonction des résultats des examens biologiques.

Mode d'administration :
La gélatine fluide modifiée est administrée en perfusion IV à raison de 1 à 2 poches de 500 ml en moyenne, parfois davantage.

La posologie et la vitesse de perfusion sont fonction des besoins du patient et du volume de sang à remplacer. En moyenne 1 à 2 poches de 500 ml sont nécessaires.

La vitesse d'administration est en moyenne de 500 ml en 10 à 15 minutes chez l'adulte.

Solumédrol injectable 120mg

Poudre et solvant pour solution injectable 120 mg : Utilisé en cas d’accident de décompression, ou en cas de choc allergique

Spray de trinitrine

Utilisé en cas de douleur thoracique si on suspecte de l’angine de poitrine

Spray de ventoline

Utilisé en cas de crise d’asthme

Otipax

Utilisé pour soulager les otites externes

Immodium cp

Antibiotique intestinal utilisé en cas de diarrhée

Actapulgite

Régularise le transit intestinal en cas de diarrhée

Vogalène Lyoc 7,5 cp

Utilisé en cas de vomissements

Tranxène 10 cp

Utilisé comme calmant

Voltarène cp LP 100

Utilisé en cas de douleur rhumatismale

Pilocarpine gttes oculaires

Utilisée en cas de glaucome

Sel en sachet de 1 gr

Utilisé en cas de coup de chaleur

Déturgylone gttes nasales

Utilisé pour aider à faire passer les oreilles pour rentre dans un caisson

OPTION CHANTIER ISOLE

Kit dentaire

Nécessaire en cas de plongée à saturation ou sur chantier isolé;  Ce kit permets de traiter une infection dentaire et comporte :

- 1 miroir -

- 1 precelle ;

- 1 sonde no 6 ;

- 1 écarteur ;

- 1 spatule de bouche ;

- 1 bloc à spatuler.

- Ciment de scellement provisoire. : Type Temp Bond ®.

- Cire d’occlusion/Obturation provisoire. : Type Cire rose Moyco ® .

Temgesic cps sublinguaux

Utilisé pour calmer des douleurs très intenses

Ercefuryl 200

Antibiotique pour traire une diarrhée

Alfatil LP 500

Antibiotique pour traiter infections courantes

 

ANNEXE II

FICHE D’EVACUATION

NOM.........................................................................

PRENOM.........................................................................

DATE DE NAISSANCE.........................................................................

HEURE DE DEBUT DE LA PLONGEE .........................................................................

PROFONDEUR DE LA PLONGEE .............................................................................. 

TRAVAIL EFFECTUE AU FOND ...................................................................................

HEURE DE DEBUT DE LA REMONTE .........................................................................

TEMPS AU FOND.........................................................................

TEMPS AU PALIER DE 12 m .......................................................................

TEMPS AU PALIER DE 9 m .........................................................................

TEMPS AU PALIER DE 6 m ......................................................................... 

TEMPS AU PALIER DE 3 m .........................................................................

HEURE D’ARRIVEE SURFACE .........................................................................

HEURE DES PREMIERS SYMPTOMES ............................................................

DESCRIPTIFS DES PREMIERS SYMPTOMES (Préciser oui ou non)

Troubles moteurs

Troubles sensitifs

Difficulté à uriner

Vertiges

Trouble de la conscience

Douleur articulaire

Douleur lombaire

Difficulté respiratoire

Arrêt cardiocirculatoire

PREMIER TRAITEMENT ADMINISTRE

......................................................................... .........................................................................

EVOLUTION SOUS TRAITEMENT

......................................................................... .........................................................................