Conférence d'experts - Janvier 1995
Cet article intéressant est à destination des médecins pouvant être amené à réanimer des plongeurs. Les conseils prodigués ne peuvent être utilisés par un secouriste sans un avis médical.
Dr Philippe Barré
Membres du groupe de travail ad hoc
P. CARLI (Coordonnateur), P. PETIT, M. WILKENING, M. FREYSZ, P.Y. GUEUGNIAUD, P. BARRIOT, A. ROZENBERG, Y. LOUVILLE.
Experts Consultés
F. d'ATHIS, J. de la COUSSAYE, Ph. DABADIE, M. DUBOULOZ, P. GOLDSTEIN, D. JANNIÈRE, C. LAPANDRY, G. ORLIAGUET, G. PROST, B. RIOU, R. SABATHIE.De très nombreux travaux ont été consacrés depuis quelques années à la
réanimation des arrêts cardiorespiratoires souvent désignés sous le terme
d'arrêt cardiaque ou d'arrêt circulatoire (AC). Cependant cette littérature
abondante est souvent difficile à interpréter : les résultats des études
cliniques sont parfois divergents et la méthodologie de ces études est souvent
très dépendante du contexte dans lequel elles ont été réalisées ; les
travaux expérimentaux, bien que mieux reproductibles, font appel à des
modèles animaux, cherchant à simuler les circonstances cliniques de l'AC. La
transposition chez l'homme des résultats ainsi obtenus doit s'effectuer avec
une grande prudence.
La Société Française d'Anesthésie et de Réanimation a réuni un groupe
d'experts dans le but de réaliser une mise au point actualisée et de proposer
une conduite à tenir claire face à la survenue d'un arrêt cardiorespiratoire.
Elle tient compte des développements récents de la littérature, en
particulier les recommandations émises par l'American Heart Association et l'European
Resuscitation Council en 1992 [1, 6, 12]. Le groupe d'experts a établi le
document qui figure ci-dessous et auquel est adjointe une bibliographie,
limitée aux articles essentiels. Ce texte s'adresse en priorité aux médecins
anesthésistes-réanimateurs mais aussi à tous les médecins confrontés à la
prise en charge d'arrêts cardiorespiratoires ainsi qu'au personnel paramédical
qui les assiste. Il traite aussi bien des techniques que de l'organisation des
soins.
Quatre grands chapitres sont envisagés : la réanimation cardio-pulmonaire
de base (c'est-à-dire les gestes élémentaires de survie), la réanimation
cardio-pulmonaire spécialisée en fonction du lieu où elle survient, les
mesures spécifiques en fonction du lieu où elle survient, et enfin l'analyse
de certaines circonstances particulières. Pour chacun de ces chapitres, les
résultats acquis et non controversés sont présentés. De même, les
problèmes non résolus qui sont actuellement encore discutés dans la
littérature, sont posés clairement.
Les gestes élémentaires de survie (GES) ont pour but de maintenir une liberté des voies aériennes et de permettre une ventilation pulmonaire et une circulation sanguine efficaces, sans avoir recours à d'autres équipements qu'une simple canule oropharyngée ou un masque protecteur anti-infectieux. Les GES doivent être appliqués selon des règles précises qui définissent à la fois les différentes séquences d'action et les aspects techniques.
L'état de chacune des fonctions vitales est successivement évalué, conduisant chaque fois à une décision assortie éventuellement de gestes.
Il n'est établi formellement que par l'absence de battements artériels
carotidiens (ou fémoraux) pendant 5 à 10 secondes, chez une personne qui est
inconsciente, aréactive (parfois après des mouvements cloniques initiaux) et
qui ne respire plus (ou en état de respiration agonique) d'emblée ou dans la
minute qui suit la perte de connaissance. Cette démarche diagnostique doit
prendre moins de 30 secondes.
L'inconscience et l'apnée peuvent correspondre à des états préludant à
l'arrêt cardiorespiratoire. Pour un sujet inconscient, la mise en position
latérale de sécurité ou une intubation trachéale s'imposent rapidement. En
cas d'apnée, une désobstruction des voies aériennes (éventuellement par la
méthode de Heimlich) et une ventilation artificielle (10 insufflations par
minute) par la méthode du bouche-à-bouche ou par une ventilation instrumentale
(manuelle ou mécanique) sont nécessaires.
Une mydriase (bilatérale aréactive) est un signe d'apparition tardive, lié à
la souffrance neurologique, sans valeur pronostique à ce stade.
L'hypothermie profonde peut simuler un état de mort avéré, en associant aux
signes mentionnés ci-dessus une rigidité cadavérique, des lividités et une
mydriase bilatérale aréactive.
Celui qui fait le diagnostic d'AC doit immédiatement alerter ou faire alerter
les personnels susceptibles de réaliser une défibrillation cardiaque. S'il est
seul, il doit donner l'alerte avant tout geste de RCP.
Également appelée RCP de base, elle correspond aux 3 actions : A (Airway), B (Breathing), C (Circulation), décrites depuis 30 ans dans les recommandations de l'American Heart Association [1]. .
Elle est habituellement obtenue par légère hyperextension de la tête et soulèvement du menton avec deux doigts, mais en cas de doute sur l'intégrité du rachis cervical, on préférera recourir à la subluxation prudente du maxillaire inférieur.
Elle est effectuée par la méthode du bouche-à-bouche (ou du bouche-à-nez
ou du bouche-à-bouche et nez chez le jeune enfant), ou à l'aide d'un masque
raccordé à un insufflateur manuel (de type ballon autoremplisseur) :
- chaque insufflation est réalisée lentement en 1,5 à 2 secondes, et l'on
doit attendre une expiration complète (3 à 4 secondes) avant de réaliser une
2e insufflation (selon la séquence choisie), afin d'éviter une progressive
insufflation gastrique ;
- les compressions thoraciques externes doivent être interrompues pendant
l'insufflation ;
- le volume est de 800 à 1200 ml chez l'adulte (10 à 15 ml . kg-1) ;
- la fréquence est de 10 à 12 c par minute rythmée par l'alternance des
compressions thoraciques (5-1 ou 15-2).
Aucun risque de transmission du virus HIV par la salive seule, en l'absence de
sang, n'a été démontré à ce jour au cours du bouche-à-bouche. Cependant,
la transmission d'autres maladies est possible. Des dispositifs de protection
(de type champs ou masques à usage unique) peuvent être utilisés mais
risquent de réduire l'efficacité de la ventilation.
Elle est réalisée par " le massage cardiaque externe " (MCE), c'est-à-dire par des compressions thoraciques externes, qui doivent être effectuées selon des règles très strictes, pour obtenir une efficacité optimale et un minimum d'effets néfastes (fractures de côtes...). Cependant le débit cardiaque obtenu est toujours nettement inférieur à celui d'une activité cardiaque spontanée.
- Le patient est en décubitus dorsal sur un plan dur ;
- le talon de la main est en appui sur le milieu de la moitié inférieure du
sternum, l'autre main posée par dessus la première, les doigts des deux mains
étant croisés et relevés en crochet (limitation de la surface d'appui) ;
- les compressions du thorax sont effectuées verticalement, bras tendus, avec
le poids du corps, afin d'obtenir chez l'adulte une dépression de 4 à 5 cm
(plus, si nécessaire), avec des temps de compression active et de
décompression passive équivalents, tout en assurant une fréquence optimale de
80 (à 100) compressions par minute (60 n'est pas suffisant) ;
- une personne seule effectuera en alternance 15 compressions pour 2
insufflations ;
- deux personnes effectueront 5 compressions pour 1 insufflation ;
- les chances de restauration d'une activité circulatoire spontanée (RACS) par
ces seules manúuvres étant extrêmement faibles, le pouls carotidien ne sera
contrôlé qu'après les 4 premiers cycles de la RCP, puis seulement toutes les
5 minutes, sauf en cas de reprise d'une activité respiratoire ou motrice.
Plusieurs méthodes sont proposées pour augmenter l'efficacité du massage
cardiaque externe mais aucune actuellement ne supplante le MCE classique.
Certaines ne sont utilisées qu'en complément de la réanimation spécialisée.
La compression et l'insufflation synchrones [14] consistent à insuffler l'air
dans les poumons en même temps que l'on comprime le thorax, de façon à
augmenter la pression intrathoracique. Elle n'est réalisable que lorsque le
patient est intubé. Malgré des résultats encourageants chez l'animal, aucun
bénéfice de cette méthode n'a été prouvé chez l'homme. Elle n'est donc pas
recommandée en routine.
La compression abdominale intermittente [17] consiste à comprimer l'abdomen
lors de la phase de relaxation du MCE standard, améliorant ainsi simultanément
le retour veineux et la pression diastolique aortique. Des résultats
intéressants ont pu être obtenus en milieu hospitalier. Cependant, la
technique est difficile à réaliser car elle nécessite un synchronisme
rigoureux et les patients doivent être obligatoirement intubés et ventilés
artificiellement. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer
son efficacité.
La compression-décompression active fait appel à l'utilisation d'une ventouse
appliquée sur le thorax au cours du MCE [7]. Elle permet de rendre active la
phase de décompression et d'améliorer ainsi le remplissage du cúur et le
débit cardiaque. Une augmentation du nombre de RACS au cours de la RCP
spécialisée a été observée mais des études complémentaires sont
nécessaires pour préciser l'influence sur les débits sanguins régionaux et
la survie à long terme.
La réanimation cardiopulmonaire spécialisée (RCPS) complète la RCP de
base à laquelle elle fait suite. Elle est réalisée par des équipes
médicalisées qui sont entraînées à pratiquer la réanimation, à l'hôpital
ou à l'extérieur de l'hôpital.
Quelles que soient les circonstances ou les causes de l'AC, le facteur temps est
un élément majeur du pronostic. En conséquence, la RCPS doit être entreprise
le plus précocement possible.
La fibrillation ventriculaire (FV) est la cause la plus fréquente d'AC. Son pronostic est relativement bon si la défibrillation est obtenue précocement. Cela conduit à considérer la défibrillation comme le premier et le plus efficace des gestes de réanimation spécialisée. Elle prend ainsi le pas sur les thérapeutiques médicamenteuses. En cas de fibrillation ventriculaire, la défibrillation est le premier geste à effectuer avant toute autre technique spécialisée, y compris l'intubation endotrachéale. Une littérature abondante montre le bien-fondé de cette pratique [9].
Le but de la défibrillation n'est pas la dépolarisation de tout le myocarde mais celle d'une masse critique suffisante pour rétablir une activité électrique coordonnée. L'utilisation d'une énergie trop forte risque de léser le myocarde ; à l'inverse, une énergie trop faible peut être inefficace. De nombreux facteurs font varier l'impédance thoracique qu'il est donc difficile d'estimer. En conséquence, il est classique de commencer la défibrillation avec une énergie relativement faible (200 joules) puis de l'augmenter à 300 et à 360 J pour les chocs ultérieurs.
Classiquement, la défibrillation est réalisée à l'aide d'un défibrillateur manuel, dont les réglages et le déclenchement sont réalisés par l'opérateur. Plus récemment, des défibrillateurs semi-automatiques, qui reconnaissent la fibrillation ventriculaire, ont été utilisés par des secouristes spécialement formés. Ils sont décrits plus loin.
La technique avec laquelle on réalise le choc électrique est essentielle pour assurer l'efficacité du geste. La position des électrodes doit être correcte, en général sous-claviculaire droite et sous-axillaire gauche. Les électrodes doivent avoir au moins 8 cm de diamètre, elles doivent être enduites de pâte conductrice et être maintenues fermement en place lors de la délivrance du choc électrique. L'utilisation d'électrodes autocollantes remplissant ces critères est possible. Le choc doit être délivré en fin d'expiration.
L'apport d'oxygène doit être le plus rapide possible, d'abord par l'intermédiaire de la ventilation par un masque relié à un ballon, en attendant l'intubation.
L'intubation endotrachéale est la plus efficace des méthodes de contrôle
des voies aériennes au cours de l'arrêt cardiaque [5]. Elle permet non
seulement une protection des voies aériennes, mais aussi une ventilation
artificielle avec une concentration élevée en oxygène. La voie endotrachéale
peut aussi être utilisée comme voie d'abord de sauvetage pour administrer
l'adrénaline.
Les dispositifs autres que l'intubation, tels que l'obturateur oesophagien, les
canules pharyngotrachéales à simple ou double lumière, sont moins efficaces
que l'intubation endotrachéale, et leur utilisation n'est pas recommandée. La
mise en place d'un masque laryngé semble en revanche une solution intéressante
lorsque l'intubation n'est pas réalisable ou lorsqu'elle se révèle impossible
[2], mais cela reste à valider.
Elle peut être réalisée par l'intermédiaire d'un ballon connecté à la sonde d'intubation ou par l'intermédiaire d'un respirateur automatique. Dans ce cas, la fréquence doit être de l'ordre de 12 c . min-1 avec un volume courant de 10 ml . kg-1. L'alternance stricte des compressions thoraciques avec l'insufflation du respirateur n'est pas nécessaire chez le patient intubé.
L'adrénaline est le médicament de base au cours de la réanimation spécialisée. Elle améliore l'efficacité du MCE en augmentant la pression de perfusion coronarienne et le débit sanguin cérébral. L'action principale de l'adrénaline est liée à son effet alpha-sympathomimétique, qui se traduit par une vasoconstriction artérielle [15].
Classiquement il est recommandé d'utiliser des bolus d'adrénaline de 1 mg, répétés toutes les 3 minutes, injectés par voie intraveineuse. Cependant, cette pratique est contestée car elle repose sur des études anciennes et empiriques. Plusieurs études expérimentales et cliniques préliminaires ont montré que dans certains cas des doses supérieures permettaient d'obtenir un meilleur résultat hémodynamique et pronostique, lorsque la réanimation par des doses standard avait été inefficace. Cependant l'injection d'un bolus unique de forte dose au cours d'études randomisées multicentriques n'a pas conduit à une amélioration du pronostic [3, 19]. En France, les modalités d'administration sont différentes. L'injection répétée de bolus de 3 à 5 mg est admise au cours de la réanimation des asystoles [11]. Elle est en cours d'évaluation.
La voie intraveineuse doit être choisie en première intention pour injecter
l'adrénaline. Lorsqu'une voie centrale est déjà en place, elle doit être
utilisée car elle permet une circulation plus rapide de l'adrénaline. Sinon,
la voie périphérique est préférée en première intention, car sa mise en
place est plus rapide et moins dangereuse.
La voie endotrachéale constitue une voie d'abord de secours lorsqu'une voie
veineuse ne peut pas être obtenue rapidement. La dose d'adrénaline doit être
2 fois supérieure à celle utilisée par voie intraveineuse, diluée dans 5 à
10 ml de solution de chlorure de sodium à 9 pour mille. Deux insufflations
forcées au ballon doivent être effectuées après l'injection dans la sonde
d'intubation. L'injection est réalisée si possible au moyen d'une sonde
d'aspiration descendue dans la sonde d'intubation jusqu'à la carène. Le pic
sérique d'adrénaline obtenu par voie endotrachéale est plus bas, plus
retardé, et plus prolongé qu'avec une injection intraveineuse. Les injections
itératives ne sont pas recommandées. L'efficacité de la voie endotrachéale
est cependant discutée : le taux sérique d'adrénaline obtenu est inconstant
et peut être très faible [18].
Il n'existe pas à l'heure actuelle d'arguments déterminants pour remplacer l'adrénaline par une autre amine vasoactive : les vasoconstricteurs à effet alphamimétique pur, au cours d'études cliniques, n'ont pas donné de meilleurs résultats que l'adrénaline. L'isoprénaline, dont l'effet est bêtamimétique pur, ne doit plus être utilisée dans le traitement des asystoles.
L'utilisation des alcalinisants, et plus particulièrement des bicarbonates qui restent le meilleur agent, est actuellement très limitée [13]. En effet, l'efficacité, le mécanisme d'action, et la dose de ces médicaments sont discutés.
Au cours de l'AC il apparaît une acidose tissulaire avec accumulation de CO2. Il en résulte une acidose veineuse qui peut être majeure, alors que simultanément l'acidose artérielle peut être modérée ou inexistante. Les bicarbonates injectés par voie i.v. ne sont pas efficaces pour tamponner l'acidose tissulaire. Les autres alcalins peu ou non producteurs de CO2, (Thamacétat®, carbicard) ne sont pas plus efficaces que les bicarbonates. Ils seraient indiqués, pour certains, lorsqu'une pathologie pulmonaire préexistante compromet l'élimination alvéolaire du CO2.
Un certain degré d'acidose n'est pas néfaste au cours de la réanimation
des AC : elle n'aggrave pas le pronostic vital, ne modifie pas la
défibrillation ou l'action de l'adrénaline. A l'inverse, un excès de
bicarbonate est dangereux : l'alcalose déplace la courbe de dissociation de
l'hémoglobine, provoque une acidose tissulaire paradoxale (en particulier
cérébrale), provoque une hyperosmolarité et une hypernatrémie et inactive
l'adrénaline injectée simultanément par la même voie.
On limite donc leur utilisation à :
- des indications formelles : l'injection de bicarbonates est recommandée
lorsqu'il existe une acidose métabolique préexistante et/ou une hyperkaliémie
;
- des indications relatives : les bicarbonates sont probablement utiles en cas
d'arrêt prolongé, une fois que tous les gestes d'efficacité prouvée vus plus
haut ont été réalisés. Dans ce cas, une dose initiale de 1 mmol . kg-1 est
administrée, suivie au besoin de réinjections toutes les 10 min d'une
demi-dose à raison de 0,5 mmol . kg-1. Si l'on dispose d'une gazométrie
artérielle et veineuse pulmonaire, elle permet d'adapter la posologie.
Dans tous les cas, une ventilation efficace et la meilleure perfusion tissulaire
possible sont les moyens les plus sûrs de lutte contre l'acidose. A la suite
d'un AC prolongé, après le RACS, l'administration de bicarbonates peut être
utile et sera au mieux guidée par l'analyse des gaz du sang.
Les médicaments anti-arythmiques utilisés dans le traitement des FV
résistantes à la défibrillation ne sont pas toujours efficaces et ils ne sont
pas dénués d'effets indésirables [20].
La lidocaïne est le médicament le plus employé mais son efficacité n'est pas
entièrement démontrée. Après échec de la défibrillation et administration
d'adrénaline, la dose de lidocaïne utilisée est de 1,5 mg . kg-1 en bolus
i.v.
Le brétylium tosylate (Brétylate) à la dose de 5 mg . kg-1 en bolus a été
proposé en cas d'échec de la lidocaïne, mais là encore, son efficacité
n'est pas démontrée et ses effets hémodynamiques sont importants.
Il n'est obligatoire que lorsque l'AC est la conséquence d'une hypovolémie. Un apport hydrosodé modéré (< 500 mL) pendant la réanimation de tous les AC est souhaitable. Les solutés cristalloïdes sont le plus souvent utilisés. Les solutions glucosées sont déconseillées car l'hyperglycémie est statistiquement associée à un mauvais pronostic neurologique.
Elle peut être utilisée en cas d'asystole ou de bradycardie extrême en association avec l'injection d'adrénaline. Son efficacité n'est pas démontrée. Elle est administrée sous forme de bolus de 1 à 3 mg (jusqu'à une dose totale de 0,05 mg . kg-1 ).
Son administration est en général inutile et dangereuse au cours des AC. Les seules exceptions sont une hypocalcémie préalable ou une intoxication par les inhibiteurs calciques.
L'utilisation de l'entraînement électrosystolique externe au cours de la réanimation des asystoles, même lorsque cette thérapeutique est entreprise très précocement, s'est révélée totalement inefficace. Ce traitement garde des indications, lorsqu'il existe une bradycardie persistante résistant au traitement médicamenteux.
De très nombreux traitements et médicaments ont été utilisés pour tenter
d'améliorer l'état neurologique après un AC. Malgré des arguments
expérimentaux encourageants, l'utilisation clinique de ces produits s'est
révélée décevante. Il n'existe à l'heure actuelle aucun médicament dont
l'efficacité sur le plan neurologique ait pu être démontrée. L'utilisation
de barbituriques a été abandonnée et les inhibiteurs calciques ne se sont pas
révélés suffisamment efficaces.
Il est, en revanche, fondamental au décours de l'AC de tenter de limiter
l'aggravation de l'oedème cérébral en évitant l'hypotension,
l'hyperglycémie, l'hyperosmolarité, l'hyperthermie et les convulsions.
L'enregistrement de l'activité électrique par les palettes du défibrillateur ou par des électrodes autocollantes doit être réalisé le plus rapidement possible. La réanimation dépend de l'activité enregistrée. Les algorithmes (tableaux II, III et IV) la résument.
Chez un patient déjà monitoré par une technique invasive, la pression artérielle sanglante peut être utilisée pour guider l'efficacité du massage cardiaque externe. Cependant, ce n'est que l'une des composantes de la pression de perfusion coronarienne, qui est le paramètre déterminant du pronostic et de l'efficacité de la réanimation [16].
Lorsque l'AC survient chez un patient qui n'est pas déjà monitoré, par
exemple à l'extérieur de l'hôpital, l'appréciation de données simples est
toujours nécessaire. Il s'agit de la perception d'un pouls au cours du MCE, de
l'aspect du patient, et du tracé ECG obtenu dès que possible. La capnométrie
est le seul monitorage supplémentaire qui se soit révélé utile dans ce
domaine [16]. L'accumulation de CO2 dans les tissus et dans le secteur veineux
s'accompagne d'un relargage brutal lors de la reprise d'une activité cardiaque
spontanée. Au cours de la RCP le CO2 expiré est témoin de l'efficacité du
MCE et du débit qu'il génère. Dans ces circonstances, la capnométrie (mesure
de l'ETCO2) pourrait avoir une valeur pronostique, car les patients qui
survivent à l'arrêt cardiorespiratoire ont statistiquement un ETCO2 plus
élevé que celui des patients non survivants. Le monitorage du CO2 expiré se
heurte cependant à plusieurs problèmes : il est influencé par l'injection de
bicarbonates, et par toute modification de la ventilation. Par ailleurs, il a
été mis en évidence une baisse de l'ETCO2 au cours de l'utilisation de fortes
doses d'adrénaline.
Il n'existe pas de règle formelle pour arrêter les efforts de réanimation mais les éléments suivants doivent être analysés :
Il est clairement démontré que le pronostic dépend de la rapidité avec laquelle la circulation spontanée a été rétablie. Cependant, la durée de l'AC est très difficile à établir lorsqu'il n'y a pas de témoin.
Il ne doit pas faire prématurément arrêter la réanimation. Ainsi la mydriase bilatérale n'est pas obligatoirement le témoin d'une souffrance cérébrale irréversible.
Ils sont rarement connus et toujours difficiles à analyser en urgence.
La majorité des recommandations propose l'arrêt de la RCP seulement en cas
d'asystole persistante après plus de 30 min de traitement lorsque tous les
gestes de réanimation ont été accomplis et leur exécution correcte
vérifiée. Dans ce cas en effet, les chances de récupération d'une activité
circulatoire sont statistiquement inexistantes. Cependant, cette règle ne
s'applique pas chaque fois qu'un facteur de protection cérébrale préalable à
l'arrêt cardiaque était présent. Le principal est l'hypothermie : dans ce cas
la réanimation doit être prolongée, car elle peut quand même être
couronnée de succès
La décision d'arrêt de la réanimation est un acte médical dont la
responsabilité est assumée par le médecin qui réanime le patient en fonction
des éléments dont il dispose.
Le pronostic des AC survenant à l'extérieur de l'hôpital est déterminé essentiellement par le temps qui sépare l'arrêt du rétablissement d'une circulation spontanée. La précocité de la prise en charge est donc le meilleur garant du pronostic.
Récemment, de nombreuses études ont mis en évidence les conditions qui, lorsqu'elles sont réalisées très précocement, permettent d'améliorer le pronostic. Elles constituent les 4 maillons d'une " chaîne de survie " qui lorsqu'elle se déroule parfaitement peut permettre une survie de plus de 30 % des FV survenant à l'extérieur de l'hôpital [9].
1.1.1. Alerte précoce : dès la constatation de l'inefficacité
circulatoire ou respiratoire par les témoins, des secours doivent être
immédiatement demandés. Une alerte précise et circonstanciée permet un
maximum d'efficacité. En France, elle est réalisée par l'appel au numéro 15,
affecté aux urgences médicales.
1.1.2. Gestes élémentaires de survie : réalisés par les témoins de l'AC, ils améliorent le pronostic et permettent de gagner du temps en attendant l'arrivée des secours organisés. En France, la formation du public dans ce domaine est généralement très insuffisante. Elle constitue le principal facteur limitant du pronostic des AC de cause cardiaque.
1.1.3. Défibrillation précoce : elle améliore considérablement le pronostic de la fibrillation ventriculaire. Cette constatation a conduit certains des pays anglo-saxons à équiper les secouristes professionnels de défibrillateurs semi-automatiques [10]. Ces appareils analysent le rythme cardiaque, reconnaissent la FV, et après validation par le secouriste, défibrillent le patient suivant des algorithmes préétablis. En France, l'évaluation de cette technique dans certains sites pilotes a donné des résultats satisfaisants lorsque les autres maillons de la chaîne sont performants [4].
1.1.4. Réanimation spécialisée la plus précoce possible : elle est d'autant plus efficace que les étapes précédentes ont été réalisées avec la plus grande rapidité. Elle est réalisée en France par les équipes de réanimation préhospitalière des SAMU qui peuvent traiter tous les types d'AC (FV, asystolie, rythmes sans pouls). Elle est toujours indispensable, même en cas de FV défibrillée avec succès car la récidive est fréquente. De même, la lutte contre les conséquences de l'anoxie et de la reperfusion est toujours nécessaire.
Le pronostic des AC survenant à l'extérieur de l'hôpital dépend de la rapidité et de l'efficacité des systèmes d'urgences qui les prennent en charge. Pour analyser l'action de ces systèmes, une convention internationale a établi un lexique détaillé et une liste de paramètres à recueillir au cours de la réanimation des AC. Cette méthodologie, décrite sous le nom de "style d'Utstein", est accessible en français [8]. Elle doit être utilisée pour décrire tous les AC survenant à l'extérieur de l'hôpital.
Lorsque l'AC survient dans un service d'hospitalisation sans monitorage, sa prise en charge est voisine de la réanimation préhospitalière. Il est recommandé que le personnel hospitalier soit formé à la RCP, et qu'en cas d'arrêt cardiorespiratoire le matériel de réanimation comprenant notamment un défibrillateur et un insufflateur manuel soit immédiatement accessible. L'utilisation de défibrillateur semi-automatique à l'hôpital par le personnel infirmier est autorisée dans le cadre de la réglementation actuelle. L'organisation interne de l'hôpital doit aussi comporter une équipe de réanimation d'urgence qui se rend immédiatement dans le service lorsqu'un arrêt cardiorespiratoire est signalé.
La survenue de l'AC, alors que le patient est intubé, ventilé artificiellement et monitoré modifie en partie la conduite à tenir. En effet les causes de l'arrêt cardiorespiratoire et les moyens de surveillance du patient sont différents.
2.2.1. Circonstances
L'AC peut survenir :
- à l'intubation (réflexe vagal, trouble du rythme ventriculaire ou anoxie
liée à une erreur d'intubation ou une mauvaise position de la sonde) ;
- dès les premières minutes de ventilation artificielle, surtout en présence
de complications hémodynamiques (hypovolémie, vasodilatation) par effet
inotrope négatif des médicaments anesthésiques, par collapsus de
reventilation, par erreur dans l'administration des gaz inhalés, ou enfin par
pneumothorax suffocant sous machine. Plus rarement des désordres métaboliques
sont en cause (hypokaliémie responsable de torsades de pointes...) ;
- plus tard, au cours de l'anesthésie ou dans les ventilations prolongées, il
faut éliminer une panne technique du respirateur, une obstruction de la sonde
d'intubation ou son déplacement, un pneumothorax suffocant.
2.2.2. Conduite à tenir
La réanimation de l'AC du patient ventilé commence par la vérification de la
ventilation. Si elle est efficace, on arrête tous les gaz anesthésiques et on
règle la FIO2 à 1.
Dans le cas contraire, on ventile le patient manuellement (ballon ou
insufflateur) en O2 pur :
- si les résistances respiratoires sont normales et accompagnées de mouvements
thoraciques, il faut contrôler le respirateur, les circuits (débranchement
d'un tuyau), le blocage d'une valve, le ou les évaporateurs ;
- si les résistances sont élevées, il faut évoquer et rechercher : 1) une
obstruction du tube trachéal ou son déplacement accidentel, ce qui implique d'extuber
le patient, de le ventiler au masque à FIO2 = 1, en préparant une nouvelle
intubation ; 2) un pneumothorax, d'autant plus que le patient est ventilé
pression télé-expiratoire positive, ou qu'une tentative de voie centraleen
jugulaire ou sous-clavière, a été effectuée dans les heures précédentes.
Dans ce cas, on pratique une ponction pleurale de sauvetage à l'aiguille ; 3)
le diagnostic de bronchospasme n'est posé qu'après élimination des deux
causes précédentes auxquelles il est souvent associé.
2.2.3. Lorsqu'il s'agit d'un accident survenant anesthésie locorégionale, le déroulement de la ré cardiorespiratoire suit les mêmes principes pour ce qui c artificielle et la défibrillation. En cas d'asystole, l'a médicament de base. Lorsque l'arrêt cardiocirculatoire es en anesthésiques locaux, des mesures thérapeutiques plus été proposées mais non encore validées.
spécifiques onL'AC chez le polytraumatisé est traité de façon conven Cependant, certaines causes nécessitent un traitement spé complémentaire :
cifiquetionnelle.tt dû à un surdosage- un désamorçage hypovolémique de la pompe cardiaque n
remplissage vasculaire rapide par des solutés colloïdes e
mise en place d'un pantalon antichoc ;
t éventuellemen
- une adiastolie par épanchement compressif intrathoraciq
une ponction péricardique en cas de tamponnade liée à un
l'exsufflation à l'aiguille d'un pneumothorax sous tensio
- un AC réflexe en cas d'hypertonie parasympathique pa
haute nécessitant l'injection de fortes doses d'atropine
- un AC par hyperkaliémie brutale avec acidose métaboliqu
écrasement des membres nécessitant une alcalinisation pré
de sels de calcium si l'adrénaline est inefficace.
coc
Pendant toutes les manúuvres de réanimation, le maintien
tête-cou-tronc doit être assuré.
les victimes de plaies thoraciques en inefficacité cir bénéficier d'une thoracotomie de sauvetage avec un espoir (plaies du cúur ou des gros vaisseaux médiastinaux). A l' technique ne s'est pas révélée efficace en cas de traumat
Lorsque l'AC est lié à une dépression ventilatoire (be barbituriques, morphinomimétiques), la RCPS classique est problème est tout autre avec les toxiques cardiovasculair traitement spécifique. Cependant, même dans ce cas, la ve précoce à FIO2 = 1 réduit la toxicité de nombreux agents.
2.1.1. En cas d'asystole : 1) injection d'atro dans les intoxications par organophosphorés ; 2) injectio antidotes susceptibles de favoriser la relance d'une acti hydroxocobalamine (intoxication par cyanures), sels de ca inhibiteurs calciques ou chélateurs du calcium).
lcium2.1.2. En cas de dissociation électromécanique v faut évoquer un découplage excitation-contraction par hyp (intoxication par inhibiteurs calciques ou chélateurs du traité par la perfusion de sels de calcium.
calcium) q2.1.3. En cas de fibrillation ventriculaire ou d ventriculaire en inefficacité circulatoire : le t le choc électrique externe et l'injection de lidocaïne ou diphénylhydantoïne (intoxication par les digitaliques) en pas confondre : 1) fibrillation ventriculaire et torsades tachycardie ventriculaire et tachycardie supraventriculai du QRS.
re avec élargissement de pointes ; 2) prenant2.1.4. En cas de torsades de pointes, le traitem 1) celui du facteur déclenchant (hypocalcémie, hypokaliém de sulfate de magnésium ; 3) l'accélération de la fréquen (entraînement électrosystolique externe de préférence à l est arythmogène).
'isoprénaline quice cardiaqueie) ; 2Il est très important d'instaurer ou de poursuivre un dès la reprise souvent précaire d'une activité cardiaque
2.2.1. Si les troubles de conduction persistent bradycardie : injection d'atropine ; 2) bloc auriculovent entraînement électrosystolique externe ou isoprénaline ; conduction intraventriculaire avec élargissement du QRS & de sels de sodium hypertoniques (lactates ou bicarbonates prédisposant aux torsades de pointes, correction d'une hy hypokaliémie.
pocalcémie ou d'une) ; 4) QT longgt; 0,12.2.2. Traitement d'un trouble de l'excitabilité lidocaïne en cas d'ESV polymorphes en salves ou de lambea injection de bêtabloquants pour prévenir la récidive d'un syndrome hyperadrénergique (théophylline, cocaïne).
e2.2.3. Traitement d'une défaillance cardiaquet chélateurs delucagoningue électrique et>
2.2.4. Traitement d'une vasoplégie : il sympathomimétique alpha au pousse-seringue électrique. Lo cardiovasculaire entraîne à la fois une dépression myocar vasoplégie, l'adrénaline est indiquée pour ses effets alp bêtamimétiques.ha etdique et unersque le toxiquefautLes bases de la RCP restent les mêmes chez la femme en
particulier, l'utilisation de l'adrénaline malgré le risq
vasoconstriction utéroplacentaire, garde les mêmes indica
Certaines adaptations sont nécessaires :
tions.
ue
- pendant que l'on réalise le MCE, il faut surélever le f
droite pour déplacer l'utérus vers la gauche et améliorer
- si le fútus est potentiellement viable, il faut envisag
césarienne de sauvetage lorsque la RCPS est inefficace. S
rapide dans les 4 à 5 min qui suivent l'AC améliore les c
la mère et de l'enfant. La survie de l'enfant sans séquel
jusqu'après 20 min d'AC maternel.
L'électrocution peut être la conséquence de l'expositi haut voltage mais également au courant domestique.
onIl s'agit principalement :
n úuvreer de réaliser un
- Fibrillation ventriculaire mais parfois aussi d'asystol
- Anoxie liée essentiellement à la tétanisation des muscl
Le contexte de l'électrisation implique de : 1) faire suraccident électrique : éviter le contact avec la source le courant, recourir aux professionnels en cas de haut vo priorité à la défibrillation systématique d'emblée ; 3) i systématiquement le rachis, si l'électrocution a entraîné contractions musculaires violentes ; 4) assurer un rempli alcalinisation en cas de brûlures électrothermiques profo crush syndrome).
ndes (équivalent dussage vasculaire eLa RCP est réalisée selon les techniques habituelles a
quelques particularités :
uxquelles s'ajoutentou desmm
- le sauveteur ne doit pas mettre sa vie en danger en ten
victime ; il doit s'aider d'un moyen de flottaison ou d'u
- les GES doivent être entrepris même après une submersio
raison de l'effet protecteur d'une éventuelle hypothermie
- une lésion du rachis cervical est suspectée de principe
est consécutive à une chute ou à un plongeon. L'axe entre
le tronc doit être maintenu pendant toutes les manúuvres
- la quantité d'eau présente dans les voies aériennes est
rapidement absorbée par la circulation. Le drainage postu
trachéales prolongées sont donc en général inutiles voire
Cependant la quantité d'eau présente dans l'estomac peut
diaphragmatique lors de l'insufflation et impose une vida
- après reprise d'une activité circulatoire efficace, on
ventilation une pression positive télé-expiratoire pour l
l'údème pulmonaire lésionnel.
Avant tout, il faut savoir diagnostiquer l'AC chez un
profonde et entreprendre la RCP au moindre doute car l'ac
peut être imperceptible.
tivité hémodynamiquesujet en
Les éléments suivants caractérisent ce contexte :
hypo
- l'hypothermie augmente la tolérance cérébrale à l'anoxi
°C, 30 min à 20 °C, 60 min à 15 °C). Dans ce cas la réani
prolongée jusqu'au réchauffement ;
mation doit êtree (
- la fréquence du MCE et la ventilation doivent être rédu
3) devant un AC en hypothermie majeure (< 28 °C) ;
- la FV justifie un choc électrique externe. Elle peut êt
CEE si la température corporelle est inférieure à 30 °C.
proposent alors l'injection de brétylium ;
Certains au
- devant un AC en hypothermie profonde le réchauffement i
(réchauffement des gaz inspirés, irrigation pleurale et/o
liquide à 40 - 42 °C). La CEC dont le rendement maximal e
a l'énorme avantage d'éviter de poursuivre le massage car
permet une assistance circulatoire.
diaque, puisqu'ell
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faire obstacle au jeu dangereuses.ral et les aspirations souvent faible etde réanimation ;
la tête, le cou et lorsque la noyade ;
n prolongée enne embarcation ;
tant de secourir laobiliserltage ; 2) donner la électrique, couperattention aubr>e le retour veineux ;
lanc ou la fessedeceinte. Ennistrer unb> : il repose surTV liée à unux de TV ; 2) : 1)2 s, injection3) trouble de lariculaire :: 1)spontanée :traitement spécifique comporte :garde de ne deraitement repose sure tachycardieui seraocalcémie profonderaie : il (intoxication parvité cardiaque :n de certainspine à fortes doses. Lenzodiazépines,/p>inverse, cette relatif de succèsculatoire peuvent section médullaireue. Elle nécessitet laécessitant unilationanimationau cours d'une